Journée annuelle: Fédéralisme et politique de migration

Plus de 200 spécialistes et personnes de milieux intéressés se sont rencontrés jeudi, à Berne, à la Journée annuelle de la Commission fédérale pour les questions de migration afin de discuter du rôle que joue le fédéralisme dans la politique de migration. Il a été montré que la politique de migration implique une coopération à tous les niveaux de l'Etat.

Plus de 200 spécialistes et personnes de milieux intéressés se sont rencontrés jeudi, à Berne, à la Journée annuelle de la Commission fédérale pour les questions de migration afin de discuter du rôle que joue le fédéralisme dans la politique de migration. Certes, à la fin des débats, il n'a pas été possible de trancher si le fédéralisme était un «bienfait ou un danger» pour la politique de migration, car suivant le domaine (admission, renvoi, intégration et asile) et les différents niveaux (Confédération, canton, communes/villes) prédominent soit les avantages, soit les inconvénients. Mais peu ou prou, personne ne contesta le fait qu'aujourd'hui les problèmes sont considérés plutôt sous un aspect régional et que dans nombre de domaines, les limites communales, voire cantonales, ont beaucoup perdu de leur importance. Ainsi Eva Maria Belser de l'Institut du fédéralisme, de l'Université de Fribourg, estima-t-elle notamment que les fusions de cantons seraient certes judicieuses, mais qu'elles ne sont pas réalisables sur un plan purement politique.

Tous les domaines de la politique de migration sont des tâches pluridisciplinaires qui impliquent une coopération à tous les niveaux de l'Etat. Les discussions à l'occasion de cette Journée annuelle révélèrent qu'il conviendrait de simplifier les déroulements et processus puis qu'il y aurait lieu de redistribuer les compétences afin de réduire, d'une part, les charges bureaucratiques et, d'autre part, garantir aux personnes concernées l'égalité de traitement. Le nouveau directeur ad intérim de l'Office fédéral des migrations, Mario Gattiker, s'est montré ouvert aux propositions d'allégement, mais lança aussi un appel à tous les participants de ne pas considérer seulement les intérêts de leur propre domaine, mais de garder un œil attentif à la tâche en soi.

La plupart des étrangers vivent dans les grandes villes. Ces dernières ont une expérience de plusieurs décennies et sont dès lors des pionnières en matière de politique d'intégration. Toutefois, en fonction des règles de jeu fédéralistes, il leur est impossible de faire valoir leurs revendications directement auprès du législateur. « Ils sont donc tributaires de la bonne volonté des cantons » comme l'exprima Edith Olibet, conseillère communale bernoise. En tant que représentante de « l'initiative des villes : Politique sociale », elle demanda qu'en matière d'encouragement de l'intégration « la Confédération nous traite en tant que partenaires et nous mette sur un pied d'égalité avec les cantons et que nous puissions alors passer des conventions directement ».

Dernière modification 28.10.2011

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